Qui prête à l’État, et à quel prix ?
Des milliers de prêteurs, un seul emprunteur : l’État.
Comment l’État trouve-t-il l’argent ?
L’État emprunte en émettant des obligations : des titres de prêt mis en vente. Qui en achète une prête de l’argent à l’État. En échange, il reçoit un intérêt chaque année, puis récupère sa mise à une date fixée.
En France, ce sont les OAT, pour obligations assimilables du Trésor. L’Agence France Trésor les émet au nom de l’État.
Qui prête à l’État ?
Des banques, des assureurs, des fonds de pension, qui placent l’argent des futures retraites, et des investisseurs étrangers. Les particuliers aussi, indirectement : à travers des fonds de placement ou une assurance-vie, un contrat d’épargne qui détient en partie des obligations.
D’où vient le taux de l’État ?
Le taux, c’est l’intérêt payé chaque année, en pourcentage de la somme prêtée. Celui de l’État dépend de la confiance des prêteurs : plus ils craignent un risque, plus ils demandent un taux élevé.
Deux pays de la zone euro n’empruntent pas forcément au même taux. L’écart entre les taux de deux pays s’appelle le spread, « écart » en anglais.

Ici, le jeu propose un panier de prêts aux États de la zone euro : qui en détient une part compte parmi leurs prêteurs, en euros virtuels.
L’État emprunte en émettant des obligations, et plus les prêteurs craignent un risque, plus le taux de l’État est élevé.
Comment l’État français emprunte-t-il surtout ?
- En demandant un prêt à un seul grand actionnaire
- En vendant des actions de la Banque de France
- En émettant des obligations, les OAT
- En créant lui-même des billets sans limite
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